Depuis l’automne 2012, les MAH sont présents sur différentes plateformes sociales: Facebook, Twitter, YouTube, Flickr et Instagram. L’objectif est de développer une relations plus forte avec les publics, de tisser de nouveaux liens, d’engager le dialogue. Dans cette optique, la vie du musée, ses points forts et ses coulisses sont dévoilées de manière très imagée.
Ce blog est, avec le site internet, au cœur de ce dispositif, qui permet d’aborder certains sujets de manière plus approfondie.

La musique et l’espace

Quand le MAH résonne…

Au Musée d’art et d’histoire, une programmation musicale est proposée tout au long de l’année. Elle s’articule autour de trois axes: l’interprétation historiquement informée en dialogue avec la collection d’instruments anciens ; la mise en contexte culturel d’une œuvre ou d’une exposition ; et, enfin, la musique spatialisée et l’expérience sonore en lien avec l’architecture ou l’accrochage. Ce dernier thème fait l’objet d’expériences inédites cet automne, dans la citerne de la Maison Tavel et dans la collection des Beaux-Arts.

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Autour d’une poire à poudre ornée des amours de Léda

Sous le signe de la passion amoureuse…

De nombreux mythes grecs relatent les aventures galantes de Zeus, contraint de prendre les apparences les plus diverses pour tromper la vigilance de son épouse Héra, aussi jalouse que vindicative… Parmi ses multiples conquêtes, le nom de Léda est demeuré fameux. La version la plus connue de la légende raconte que cette fille du roi d’Étolie avait reçu pour époux Tyndare, réfugié à la cour de son père après avoir été chassé du trône de Sparte. Tombé sous le charme de la princesse alors qu’elle se baignait dans le fleuve Eurotas, le roi de l’Olympe se transforma en cygne pour la séduire. Une autre tradition veut que le dieu ait demandé l’aide d’Aphrodite pour parvenir à ses fins : se transformant en aigle, celle-ci fit mine de pourchasser le cygne, que l’imprudente Léda s’empressa de cacher sous son vêtement [fig. 1 a-b]…

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Des poudres et des couleurs I

La technologie des pastels: origine et fabrication

Initiée en 2017, une étude technico-scientifique d’une sélection d’œuvres de Jean-Étienne Liotard (1702-1789) est en cours au Musée d’art et d’histoire. Cette recherche vise à réunir le plus de données matérielles possible, tirée des matériaux constitutifs d’un ensemble de pastels, dessins, estampes, peintures de chevalet et miniatures. L’artiste suisse avait une prédilection pour le pastel, aussi cette étude est-elle l’occasion de publier une série d’articles autour de ce médium, auquel Liotard doit sa renommée.

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Du squat au musée !

Les dessins de Josse Bailly au Cabinet d’arts graphiques

Josse Bailly (Chêne-Bougeries, 1977) est un peintre et dessinateur actif sur la scène alternative genevoise, comme dans les circuits plus officiels de l’art contemporain. Il commence sa pratique en autodidacte au sein des squats genevois, avant d’entreprendre un parcours académique à la HEAD de 2007 à 2012. Son travail a été exposé dans diverses institutions et centres d’arts en Suisse et à l’étranger. Lauréat de plusieurs prix  (le prix de la Nationale Suisse en 2010, le prix New Heads BNP Paribas en 2012 et le Swiss Art Award en 2013), il a publié son travail dans des catalogues collectifs tels que Voici un dessin suisse (JRP Ringier, 2010), ainsi que sous la forme de livres d’artiste édités par la maison Nieves. Il a également réalisé trois « zines » avec la maison d’édition INNA.

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Un Genevois maître de la pointe sèche

Découverte du fonds Rodolphe Piguet

Riche de quelque 700 planches, le fonds de l’œuvre gravé de Rodolphe Piguet (1840-1915) a récemment fait l’objet d’une campagne d’inventaire et de numérisation qui a non seulement permis de redécouvrir  le travail de cet artiste très apprécié de son vivant, mais aussi de mettre en lumière certains aspects de l’histoire des collections à Genève au tournant du XXe siècle.

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