Le MAH et ses partenaires internationaux

La confiance au cœur des échanges en temps de crise

La crise sanitaire a mis en évidence les fragilités du système muséal actuel et aura sans doute des conséquences à long terme sur les moyens humains et financiers disponibles. Basé sur l’organisation d’expositions « événements », ce modèle peu compatible avec les contraintes environnementales se voit aujourd’hui remis en question : la plupart des musées se sont repliés sur la mise en valeur de leurs collections, tout en cherchant de nouvelles voies de collaboration. Ainsi, les liens tissés entre partenaires à l’international ont permis de faire face aux difficultés, et ce, grâce à des coopérations basées sur la confiance. Dans le cadre du développement de ses relations extérieures, le MAH a par exemple noué au fil des années de nombreux partenariats avec des institutions publiques et privées en Suisse et à l’étranger afin que sa collection soit accessible au plus grand nombre. Ainsi, durant toute cette période d’incertitude, le MAH, fidèle à sa tradition, a maintenu sa politique de prêts et a répondu de façon positive aux nouvelles demandes.

La confiance au cœur des échanges en temps de crise

La crise sanitaire a mis en évidence les fragilités du système muséal actuel et aura sans doute des conséquences à long terme sur les moyens humains et financiers disponibles. Basé sur l’organisation d’expositions « événements », ce modèle peu compatible avec les contraintes environnementales se voit aujourd’hui remis en question : la plupart des musées se sont repliés sur la mise en valeur de leurs collections, tout en cherchant de nouvelles voies de collaboration. Ainsi, les liens tissés entre partenaires à l’international ont permis de faire face aux difficultés, et ce, grâce à des coopérations basées sur la confiance. Dans le cadre du développement de ses relations extérieures, le MAH a par exemple noué au fil des années de nombreux partenariats avec des institutions publiques et privées en Suisse et à l’étranger afin que sa collection soit accessible au plus grand nombre. Ainsi, durant toute cette période d’incertitude, le MAH, fidèle à sa tradition, a maintenu sa politique de prêts et a répondu de façon positive aux nouvelles demandes.

Prolongations

En 2020, durant le premier confinement, en tant que partenaire international principal, le MAH a ainsi décidé de prolonger son prêt de 16 peintures à l’exposition Azul, El color del modernismo, centrée sur le caractère spirituel et esthétique de l’art suggéré par la couleur bleue au cours des siècles (Caixa Forum de Palma de Majorque). Il en a été de même pour les prêts de Baigneurs à la Garoupe de Pablo Picasso, pour l’exposition du Musée des Beaux-Arts de Lyon, et La Plus Jolie Femme de Paris, présentée à la rétrospective consacrée à James Tissot au Musée d’Orsay à Paris. À Zurich, les prêts pour L’Homme épuisé au Musée National Suisse ont été maintenus, tout comme ceux prévus pour Wild at heart du Kunstmuseum. Enfin, des œuvres conservées au Cabinet d’arts graphiques ont été présentées au Kunstmuseum Solothurn à l’occasion de la Rétrospective Albert Trachsel.

James Tissot (1836 – 1902), La Plus Jolie Femme de Paris, entre 1883 et 1885.
Huile sur toile, 146,30 x 101,60 cm. Legs Pamela Sherek, 1998 ©MAH, inv. BA 1998-0239

Prêts

En 2021, le MAH a décidé de poursuivre sa collaboration avec plusieurs institutions partenaires. Un ensemble de 14 œuvres graphiques a rejoint le Centre Pompidou et Elles font l’abstraction (19 mai – 23 août). Le MAH prend également part à l’exposition Boire avec les Dieux qui se tiendra à la Cité du vin à Bordeaux (19 mai – 29 août). À cette occasion, notre musée a prêté plusieurs céramiques grecques dont la célèbre situle offerte par le Baron Edmond de Rothschild. Ce vase à vin a la particularité de porter des inscriptions peintes au-dessus de sept personnages évoquant les mythes fondateurs de la viticulture.
L’Enfance de Bacchus du peintre genevois Charles Alexandre Giron participera pour la première fois depuis son entrée au MAH en 1880 à une exposition hors de Suisse. Cette œuvre, où le dieu est entouré de nymphes, rappelle par sa composition la fresque de la Villa des Vettii à Pompéi, Dionysos découvrant Ariane endormie.
À la suite de sa contribution à L’aventure chinoise, une famille suisse à la conquête du Céleste Empire, réalisée par la Fondation Baur en 2017, le MAH  est associé au développement de cette exposition qui sera accueillie par le Liang Yi Museum de Hong Kong (novembre 2021 – mars 2022). Ce projet, mettant en exergue les échanges culturels, techniques et économiques entre Occident et Orient, fait appel à la qualité des collections d’horlogerie et d’émaillerie du MAH, qui figure parmi les principaux prêteurs, avec le Nanjing Museum. Soutenue par l’ambassade de Suisse à Pékin et le consulat de Suisse à Hong Kong, cette manifestation retraçant l’histoire d’une famille d’horlogers suisses établie en Chine prolonge la programmation culturelle liée aux 70 ans (1950-2020) de la reconnaissance de la République populaire de Chine par la Suisse. Enfin, le MAH participera à diverses expositions en Suisse, notamment au Musée Jenisch de Vevey, à la Ville dei Cedri à Bellinzona et au Musée National de Zurich, par le biais de ses collections d’arts graphiques, de beaux-arts et d’arts appliqués.

Situle, Le Don de la vigne. Attribuée à Peintre des Situles de Dublin , entre 360 et 350 av. JC, Apulie.
Céramique, décor peint (technique de la figure rouge), H. max. 28,1 cm. Legs Edmond de Rothschild, 1998 ©MAH, inv. A 1998-030

Conférence de l’ICEE

Enfin, dans le cadre des projets internationaux majeurs pour l’année en cours, il est à signaler que le MAH a été choisi pour accueillir, du 28 au 30 septembre 2021, la conférence internationale annuelle de l’ICEE – International Committee for Exhibitions and Exchanges de l’ICOM. Compte tenu des difficultés en lien avec la crise sanitaire, la conférence aura lieu sous un format digital. Les participants pourront s’interroger sur le rôle des expositions et sur les nouvelles approches à adopter pour accueillir le public à la lumière des changements induits par la pandémie. Dans le contexte actuel, il est légitime de se demander si les expositions internationales représenteront encore des modèles économiques et environnementaux viables, si elles continueront d’être considérées comme des instruments efficaces de soft power, si le nombre des prêts et des collaborations devront être revus à la baisse… Ces questionnements sont également au cœur des enjeux du futur MAH qui renvoient à sa relation réinventée avec ses visiteurs et à son rôle au sein du territoire, aussi bien en matière d’urbanisme que d’identité. La conférence ICEE 2021 de Genève sera une occasion unique pour encourager la réflexion sur ces thèmes et pour partager de nouvelles lignes de conduite qui pourront être sans doute utiles au musée de l’avenir.

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