Marielle Martiniani-Reber

Ancienne conservatrice en chef – Arts appliqués

Diplômée de l’Université de Lyon II, Marielle Martiniani-Reber est docteur en histoire de l’art et en archéologie. Conservatrice responsable du département des arts appliqués des Musées d’art et d’histoire de 1995 à 2016, elle est par ailleurs spécialiste des textiles et de l’Orient chrétien. Auteure de plus de 80 articles et livres dans ces deux domaines principalement, elle a notamment publié en 2011 le catalogue raisonné des collections byzantines des MAH. Auparavant, Marielle Martiniani-Reber a aussi longtemps assuré une charge d’enseignement à Lyon, Lausanne et Paris.

Les céramiques sauvées des eaux de la collection Zakos

Durant tout le millénaire byzantin, les routes maritimes, déjà en usage dans l’Antiquité, furent suivies en Propontide jusqu’en Mer Noire et dans l’ensemble de la Méditerranée. Cependant la navigation n’était pas sans risques, à en juger par les nombreux témoignages qui nous sont parvenus de bateaux échoués en mer Egée, principalement pour la période allant du Xe au XIIIe siècle.

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La peinture religieuse melkite

Dans l’exposition Fascination du Liban sont présentées de très belles icônes melkites. Peintures qui ont traversé les siècles, elles sont aussi le témoin de la lutte d’une population pour affirmer son identité. Quelques-uns des principaux aspects de cet art, les thèmes qui furent privilégiés ainsi que bon nombre d’artistes qui participèrent à son essor sont présentés dans l’exposition.

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Sainte Barbe et ses fêtes

Une sainte très présente en Savoie

Selon la tradition, Barbe aurait vécu à Héliopolis (Baalbek) au Liban, sous l’empereur Maximin. D’autres sources la font naître à Nicomédie, en Turquie. Son père, Dioscore, l’enferma dans une tour à deux fenêtres afin de la soustraire au prosélytisme chrétien. Cependant, cet emprisonnement n’empêcha pas Barbe de recevoir, en l’absence de son père, le baptême d’un prêtre déguisé en médecin. À son retour, le père apprit de sa fille cette conversion, symbolisée par le percement d’une troisième fenêtre, image de la Trinité. La traînant devant le gouverneur romain de la province, il dut lui trancher la tête et fut instantanément foudroyé.

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