Autour d’une poire à poudre ornée des amours de Léda

Sous le signe de la passion amoureuse…

De nombreux mythes grecs relatent les aventures galantes de Zeus, contraint de prendre les apparences les plus diverses pour tromper la vigilance de son épouse Héra, aussi jalouse que vindicative… Parmi ses multiples conquêtes, le nom de Léda est demeuré fameux. La version la plus connue de la légende raconte que cette fille du roi d’Étolie avait reçu pour époux Tyndare, réfugié à la cour de son père après avoir été chassé du trône de Sparte. Tombé sous le charme de la princesse alors qu’elle se baignait dans le fleuve Eurotas, le roi de l’Olympe se transforma en cygne pour la séduire. Une autre tradition veut que le dieu ait demandé l’aide d’Aphrodite pour parvenir à ses fins : se transformant en aigle, celle-ci fit mine de pourchasser le cygne, que l’imprudente Léda s’empressa de cacher sous son vêtement [fig. 1 a-b]…

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Le bassin de la Tempérance de François Briot

Une précieuse leçon d’hygiène du XVIe  siècle

La crise sanitaire actuelle a remis au centre de l’attention l’un des éléments fondamentaux de l’hygiène quotidienne: le lavage des mains. On sait que le mot «hygiène» dérive du nom d’Hygie, déesse grecque de la santé et de la propreté, qui incarne la médecine préventive. Et de fait, une bonne hygiène des mains demeure la plus simple mesure pour limiter les risques de transmission d’agents infectieux.

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La « vraie fausse » marmite de l’Escalade

Un modèle pour la plus gourmande des traditions genevoises ?

Parmi les figures héroïques qui prirent part à la défense de Genève lors de l’Escalade, la plus populaire est certainement la Mère Royaume, dont la tradition rapporte qu’elle assomma un assaillant à l’aide d’une marmite jetée par la fenêtre de son logement à la porte de la Monnaie (fig.1). L’épisode devait marquer les mémoires, et son héroïne s’imposer comme un personnage emblématique de l’histoire genevoise¹.

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La chope d’Isaac Faust d’après François Briot

Un fleuron de l’Edelzinn

Si pour nous aujourd’hui l’étain évoque surtout les traditionnelles «channes¹» ainsi que les divers plats et coupes encore fréquemment remis en guise de trophée ou de récompense, il fut un temps où ce matériau donna lieu à des œuvres d’exception, dignes de rivaliser avec les plus belles créations des orfèvres.

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Du nouveau dans la salle des Armures

Un patrimoine à (re)découvrir !

Après avoir accueilli, dans le cadre du centenaire de la mort de Ferdinand Hodler (1853-1918), un accrochage sur le thème du guerrier suisse, la salle des Armures fait l’objet d’aménagements qui rafraîchissent l’écrin historique de la collection d’armes anciennes. Le plus genevois des peintres suisses y reste à l’honneur, puisque c’est désormais l’une de ses toiles qui reçoit le visiteur: un monumental Guerrier à la hallebarde de la série des vingt-six «figures de Suisses» réalisées par Hodler pour l’Exposition nationale de 1896 à Genève. Quant au carton préparatoire pour La Bataille de Morat, ultime œuvre historique à laquelle l’artiste ait travaillé entre 1915 et 1918, il bénéficie d’un emplacement à sa mesure, au-dessus de la porte conduisant à la salle d’honneur de Zizers. La représentation de cette retentissante victoire helvétique renoue ainsi, d’une certaine façon, avec sa destination d’origine, puisqu’elle devait prendre place dans la salle d’armes du Musée national suisse à Zurich, face à la fresque de La Retraite de Marignan1.

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