Félix Vallotton, côté dessin

Le MAH a reçu en don deux dessins préparatoires liés à des tableaux majeurs de sa collection

C’est avec un très grand intérêt et une infinie gratitude que le Musée d’art et d’histoire s’est récemment vu offrir deux études dessinées de Félix Vallotton. La recherche et l’examen des étapes préalables à une œuvre sont en effet indispensables à sa compréhension, qu’il s’agisse d’une peinture, d’une sculpture ou même d’une installation contemporaine. Leur généreux donateur, un membre de la famille de l’artiste, a jugé pertinent de réunir ces dessins avec les tableaux qui leur correspondent, une décision à laquelle nous rendons un hommage appuyé. Ces feuilles sont en effet préparatoires à deux toiles présentes respectivement depuis 1974 et 2001 dans le fonds Vallotton du musée, qui détient un ensemble majeur de l’artiste, riche de 21 huiles sur toile, 22 dessins et 355 estampes, volumes et multiples.

femme

Félix Édouard Vallotton (1865–1925), Femme accroupie. Étude pour la figure d’Andromède de Persée tuant le dragon, vers 1910. Crayon de graphite sur papier, 228 x 157 mm. Don d’un membre de la famille de l’artiste, 2016
©MAH, photo : A. Longchamp

Huiles sur toiles de grand format, Persée tuant le dragon (1910) et Orphée dépecé par les Ménades (1914) appartiennent au groupe restreint des motifs allégoriques et mythologiques que l’artiste traite dans les années 1910. Une production singulière, longtemps ignorée en raison du malaise que provoque l’ironie féroce de ces tableaux aux sujets classiques mais aux modèles issus de l’univers bourgeois contemporain.

Orphée

Félix Edouard Vallotton (1865–1925), Étude de composition pour Orphée dépecé par les Ménades, 1914. Crayon de graphite sur papier, 396 x 228 mm. Don d’un membre de la famille de l’artiste, 2016
©MAH, photo : A. Longchamp

S’il possède deux esquisses de composition pour Persée tuant le dragon, le MAH n’en conservait jusqu’ici aucune étude de figure. Une lacune que comble cette Andromède accroupie, un dessin au crayon de graphite témoignant de l’acuité du trait de Vallotton. Quant au dessin relatif à l’Orphée dépecé par les Ménades, il est le premier élément du cheminement créatif de cette œuvre à rejoindre le patrimoine public genevois.

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